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Orientation en Troisième : ne ratez pas la marche! Orientation en Troisième : ne ratez pas la marche!

Article parents , publié le 09/05/07.
Par Aude Berviller - Lu 92872 fois.

En résumé : Si votre enfant est entré en troisième en septembre, il peut presque se considérer comme un « grand ». En effet, cette dernière année de collègue coïncide aussi pour lui avec une première réflexion sur son avenir, sur ce qu’il fera « plus tard ».

Prenez néanmoins rendez-vous au CIO pour obtenir des renseignements particuliers sur des voies spécifiques. N’attendez pas la veille du jour où il faut renvoyer le dossier d’orientation! Par ailleurs, votre enfant devra effectuer un stage en entreprise. Il ne s’agit pas de valider des choix puisque beaucoup d’élèves n’ont encore qu’une très vague idée de ce qu’ils veulent faire. En revanche, ceux dont le projet professionnel est déjà construit ont ainsi l’opportunité de se frotter au terrain et de voir si la réalité correspond à leurs attentes. Quoi qu’il en soit, ce stage vise surtout à permettre aux jeunes de mieux appréhender le monde du travail. Certes, il ne dure que quelques jours et les entreprises qui acceptent des collégiens le font plus par bonté d’âme que dans l’objectif de vraiment les faire travailler. Mais songez que votre enfant prendra conscience des contraintes qui sont celles d’un travailleur (donc les vôtres!) : horaires stricts, hiérarchie, tâches parfois rebutantes… Un exemple parmi d’autres: si votre fille rêve de devenir fleuriste pour faire de jolis bouquets, un passage chez un professionnel la familiarisera avec un métier où les journées passent aussi par la mise à l’eau des fleurs, le nettoyage des vases (eau croupie) et du sol (car on n’accueille pas les clients dans un magasin sale).

En outre, elle s’apercevra qu’elle ne pourra pas prendre ses pauses à sa guise, qu’elle devra rester debout dans l’humidité et toujours garder le sourire, que le client soit pénible ou qu’elle soit malade…

Seuls les élèves qui se dirigeront vers la voie professionnelle (CAP, BEP) choisissent « un métier » dès la troisième. Toutefois, même si votre enfant espère accéder au lycée, il ne doit pas repousser sa décision aux calendes grecques. Son projet de troisième ne peut pas s’arrêter à une réplique du style « Je passe en seconde et après je verrai ».

Creusez le sujet de son avenir avec lui. Ne croyez pas qu’il n’a aucune ambition, aucune aspiration. Souvent, les enfants n’osent pas parler à leurs parents de peur de les décevoir. Alimentez des discussions libres et ouvertes, sans vous focaliser sur une profession précise. Évoquez des secteurs, des fonctions, des activités, des cursus.

Sélectionnez ce qui semble lui plaire, l’intéresser. Puis voyez ensemble si ses capacités intellectuelles et scolaires sont en adéquation avec son projet. Aidez-le à garder les pieds sur terre et raisonnez-le au besoin. Qu’il n’espère pas devenir astronaute s’il a 3 de moyenne en maths ou qu’il ne s’imagine pas conseiller diplomatique s’il est nul en orthographe et en langues! De toute façon, il est quasiment certain que le métier auquel votre enfant se destine aujourd’hui n’aura que peu de rapport avec sa future profession. Le principal est de mûrir en essayant de se projeter dans le futur.

En règle générale, le choix « final » découle des résultats de l’élève. Ne vous inquiétez pas si votre enfant est brillant. Mais soyez attentif si ses notes sont basses et s’il a des difficultés. Il ne faut pas qu’il « subisse » son orientation, ce qui lui laisserait un goût amer. Poussez-le à se prendre en mains, quitte à ce qu’il relève son niveau. N’oubliez pas que les mauvais résultats sont dus moins à des problèmes de capacités qu’à un manque de travail. Une idée précise lui donnera un but et le motivera. Cette motivation pourra provoquer une remontée de ses moyennes dans les matières décisives. Même si ce sursaut ne suffit malheureusement pas toujours pour obtenir gain de cause, il remet parfois les jeunes sur les rails.1
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